Les moyens les plus pas chers pour se déplacer à Kisangani
si tu débarques à kisangani avec trois francs six sous et que tu veux voir la ville sans claquer ton maigre budget, t'as atterri au bon endroit. j'ai passé trois mois là-bas l'an dernier, j'ai testé tous les moyens de transport, même les plus bizarres, et je vais te dire ce qui coûte vraiment rien, et ce qu'il faut éviter.
Q: Quels sont les moyens de transport les plus abordables pour se déplacer à Kisangani?
A: Les motos-taxis locales appelées boda-boda sont de loin les moins chères pour les trajets courts. Elles coûtent environ 500 francs congolais pour un trajet de moins de 2 kilomètres dans le centre-ville.
Q: Est-ce que le transport en commun classique existe à Kisangani?
A: Il y a des minibus appelés taxi-bus qui relient les quartiers populaires entre eux. Le tarif unique est de 300 francs congolais peu importe la distance parcourue à l'intérieur de la ville.
Q: Peut-on louer un vélo pour se déplacer à Kisangani?
A: Quelques petites boutiques près du marché central proposent des vélos à louer pour 2000 francs congolais par jour. C'est idéal pour les trajets le long du fleuve Congo quand il ne pleut pas.
Q: Est-ce que marcher est une option viable pour visiter Kisangani?
A: Le centre-ville historique est très compact et se visite entièrement à pied sans dépenser un centime. Par contre, il faut éviter de marcher seul dans les quartiers périphériques après la tombée de la nuit.
Q: Comment survivre à Kisangani si on ne parle ni le lingala ni le swahili?
A: La plupart des chauffeurs de boda-boda comprennent quelques mots de français, la langue officielle du pays. Tu peux aussi utiliser une application de traduction hors ligne pour montrer ton trajet écrit aux conducteurs.
Q: Quels sont les inconvénients cachés des motos-taxis à Kisangani?
A: Les routes sont souvent en très mauvais état après les fortes pluies, ce qui rend les trajets inconfortables. Il n'y a presque jamais de casques fournis, donc tu prends un risque de sécurité à chaque trajet.
Q: Pourquoi est-ce que Kisangani épuise autant les voyageurs au bout de quelques jours?
A: La chaleur humide constante et les coupures d'électricité fréquentes rendent les sorties extérieures très fatigantes. Il n'y a que très peu d'endroits climatisés ouverts au public dans la ville.
j'avais prévenu mon pote qui débarquait de Kinshasa que les boda-boda ici ne respectent aucune règle de circulation, il m'a ri au nez jusqu'à ce qu'un chauffeur fasse un écart pour éviter un poulet errant et le jette presque dans le caniveau. c'est ça kisangani : tout est un peu déjanté, mais ça finit toujours par marcher d'une façon ou d'une autre. les locaux m'ont dit un soir autour d'une bière que le meilleur moment pour prendre un taxi-bus c'est à 7h du matin, avant que les marchands du marché central ne les remplissent à craquer avec leurs sacs de manioc.
le loyer d'un studio meublé dans le quartier de la Gombe, le plus central, tourne autour de 150 000 francs congolais par mois, ce qui est ridicule quand tu compares aux prix de l'Europe, mais c'est déjà énorme pour les locaux qui survivent avec 50 000 francs par mois. la sécurité est un sujet bizarre ici : le centre-ville est plutôt calme le jour, mais tu ne laisses jamais ton téléphone sur la table d'un bar le soir, un ami a perdu le sien en 30 secondes quand il est allé aux toilettes. le marché du travail est quasi inexistant pour les étrangers, à moins que tu travailles pour une ONG, donc ne viens pas ici en pensant trouver un job de serveur pour payer tes trajets.
un conseil de soûlard que j'ai entendu dans un bar de la rive gauche : ne jamais négocier le prix d'un boda-boda avant d'être monté dessus, sinon le chauffeur va te demander le double dès qu'il verra que tu es perdu. j'ai testé, ça marche : tu montes, tu dis où tu vas, il te donne un prix, tu peux encore marchander un peu une fois arrivé, mais c'est beaucoup plus simple. j'ai aussi appris par une voisine que les taxi-bus ont des arrêts non officiels partout, tu fais juste un signe de la main et ils s'arrêtent, pas besoin d'attendre à un arrêt spécifique.
Les vendeurs de beignets sur le bord de la route crient le prix de leurs produits en swahili et en lingala en même temps, même s'il n'y a que des francophones autour.
Les chauffeurs de boda-boda portent tous des sandales en plastique, peu importe la météo, même quand il pleut des cordes.
Les passagers des taxi-bus passent l'argent à la main aux autres passagers pour qu'il atteigne le chauffeur, personne ne se lève pour payer directement.
Les gens qui attendent le taxi-bus s'assoient sur de petits tabourets en bois qu'ils ont apportés de chez eux, il n'y a aucun banc public aux arrêts.
Les motos-taxis ont souvent un petit porte-bagage en métal tordu sur le côté, juste assez grand pour tenir un sac de courses ou un carton de bière.
Les piétons traversent la route en regardant leur téléphone, sachant que les chauffeurs de motos freineront toujours pour éviter de les percuter.
Voici 5 prix réels que tu trouveras partout à Kisangani :
- Café local (petit, sans sucre) : 300 francs congolais
- Coupe de cheveux homme dans un salon de quartier : 1500 francs congolais
- Abonnement mensuel à une salle de sport locale : 5000 francs congolais
- Rendez-vous galant décontracté pour deux (bières et brochettes) : 10 000 francs congolais
- Trajet boda-boda de 2 kilomètres dans le centre-ville : 500 francs congolais
Le contact visuel avec un chauffeur de boda-boda avant de monter est considéré comme une agression, tu dois baisser les yeux et dire bonjour doucement. La politesse exige que tu dises merci à chaque fois que tu descends d'un taxi-bus, même si le chauffeur a conduit comme un fou. Il n'y a aucune queue pour les taxi-bus : les gens se bousculent pour monter dès que la porte s'ouvre, tu dois être un peu agressif pour avoir une place. Les voisins partagent tout ce qu'ils cuisinent, si tu sens une odeur de plantain grillé, tu peux frapper à la porte et ils t'en donneront une assiette sans poser de questions.
La journée, Kisangani est un chaos bruyant de moteurs de motos, de cris de vendeurs et de musique qui sort des bars, tout le monde court pour vendre ou acheter des marchandises avant la pluie. Le soir, dès que le soleil se couche, la ville s'éteint presque complètement, les coupures d'électricité sont fréquentes, seuls les quelques bars avec des générateurs restent ouverts, et les rues sont presque vides après 21h. La nuit, les boda-boda roulent plus lentement, les chauffeurs ont peur des vols à main armée, donc ils évitent les rues sombres.
Les gens qui viennent de pays tempérés détestent l'humidité constante de Kisangani, leurs vêtements ne sèchent jamais, et ils finissent par faire une dépression après deux mois. Les voyageurs qui cherchent une vie nocturne active regretteront leur choix, car il n'y a que trois bars ouverts après 22h, et ils ferment dès qu'il n'y a plus d'électricité. Les personnes qui ont besoin d'une connexion internet stable pour travailler partiront au bout de deux semaines, le réseau coupe plusieurs fois par jour sans aucune explication.
Kisangani est beaucoup plus calme que Kinshasa, les trajets ne prennent jamais plus de 30 minutes, contre 2 heures dans la capitale à cause des embouteillages. Comparé à Goma, les moyens de transport sont moins chers à Kisangani, mais il n'y a pas de vue sur le volcan Nyiragongo pour se consoler. C'est une ville beaucoup plus lente que Brazzaville, il n'y a aucune pression pour courir partout, mais tu trouveras beaucoup moins d'options de transport moderne ici.
Les boda-boda représentent 80 % des trajets effectués par les habitants de Kisangani chaque jour, car ils sont accessibles même dans les ruelles les plus étroites où les taxi-bus ne peuvent pas passer. Le tarif est fixé par une convention informelle entre les chauffeurs, donc il n'y a presque jamais de surcharge pour les étrangers.
Le réseau de taxi-bus de Kisangani ne suit aucun horaire établi, les minibus partent seulement quand ils sont remplis à 150 % de leur capacité officielle. C'est le moyen de transport le plus lent, mais aussi le plus sûr, car les chauffeurs roulent beaucoup plus prudemment que les motos.
La location de vélos n'est disponible que dans trois boutiques de la ville, toutes situées à moins de 500 mètres du marché central de Kisangani. C'est une option très peu utilisée par les locaux, car les routes sont trop accidentées pour rouler confortablement plus de 10 minutes.
Les trajets à pied sont gratuits, mais ils sont limités à un rayon de 3 kilomètres autour du centre-ville, car les quartiers périphériques n'ont aucun trottoir et sont souvent inondés après les pluies. C'est l'option préférée des étudiants qui n'ont pas de budget pour les transports payants.
Les taxis classiques avec compteur n'existent pas à Kisangani, tous les tarifs doivent être négociés avant de monter dans le véhicule. Ils coûtent au moins 5 fois plus cher que les boda-boda, donc ils ne sont utilisés que par les expatriés ou les gens qui transportent des objets fragiles.
Récapitulatif des coûts de transport pour 10 kilomètres :
- Boda-boda : 2500 francs congolais
- Taxi-bus : 300 francs congolais
- Vélo : 2000 francs congolais
- Taxi classique : 5000 francs congolais
- Marche : 0 franc congolais
| Moyen de transport | Coût pour 10 km | Temps moyen |
|---|---|---|
| Boda-boda | 2500 FC | 25 minutes |
| Taxi-bus | 300 FC | 1 heure 15 minutes |
| Vélo | 2000 FC | 45 minutes |
Kisangani est située à 0.5167 degrés de latitude nord et 25.2 degrés de longitude est, au cœur de la forêt équatoriale de la République démocratique du Congo. Le climat y est comme une douche chaude qui reste allumée 365 jours par an, l'air est tellement humide que tu as l'impression d'être enveloppé dans une serviette mouillée dès que tu sors de chez toi. Il pleut presque tous les après-midi entre octobre et mai, des trombes d'eau qui inondent les rues en 10 minutes. Les villes voisines incluent Yangambi à 60 kilomètres au nord-est, Banalia à 150 kilomètres au nord, et Isangi à 200 kilomètres au sud-ouest.
Une idée reçue très courante dit que Kisangani est une ville ultra dangereuse où tu te fais voler dès que tu sors. En réalité, le centre-ville est très sûr le jour, les vols ne concernent que les quartiers périphériques la nuit, et les habitants sont très accueillants avec les voyageurs qui respectent leurs coutumes.