Comment Survivre au Transport en Commun à Cotonou (Sans Perdre la Tête)
si tu penses que le transport en commun à Cotonou est simple, prépare-toi à être surpris. j’ai passé trois mois à naviguer dans ce chaos organisé, et je te raconte tout: les bus qui partent quand ils veulent, les taxis-motos qui te défient à une course-poursuite, et les conducteurs qui te regardent comme un alien si tu ne sais pas dire ‘à droite’ en yoruba.
Q: comment payer pour un taxi-moto à Cotonou ?
R: c’est facile, tu n’as qu’à crier ‘mo! mo!’ (je veux y aller!) et attendre qu’un motocycliste s’arrête. tu paies en espèces, mais attention: certains exigent 500 FCFA de plus pour les ‘blancs’. un jour, un motocycliste m’a arrêté en disant ‘ton argent sent la transpiration’.
Q: les bus sont-ils sûrs pour une femme seule ?
R: c’est un mélange de oui et non. les rames sont serrées, mais les passagers sont souvent protecteurs. une fois, une vieille dame m’a poussée vers la sortie pour éviter un gros nain grognon. c’est le genre d’interactions quotidiennes.
Q: que faire si un bus est en panne au milieu de la route ?
R: c’est normal. les passagers descendent, vérifient le moteur avec une pierre, et repartent comme si de rien n’était. un jour, mon bus a arrêté 45 minutes pour que le chauffeur répare le clignotant avec un morceau de fil de fer. persévérance béninois.
Q: comment savoir quand un taxi est disponible ?
R: regarde les clignotants. si c’est rouge et clignote, c’est qu’il est libre. mais certains conducteurs désactivent les clignotants pour te faire signe. un jour, un taxi a roulé en marche arrière 200 mètres pour me rattraper. c’est ça, l’Afrique.
Q: est-ce que les transports sont abordables pour un étudiant ?
R: un ticket de bus coûte 200 FCFA (0,30€), mais avec une carte mensuelle à 3000 FCFA (4,50€), tu peux voyager illimité. c’est quand même 10 fois moins cher qu’un ticket de métro en france. un ami a trouvé un coupon de -50% dans un journal pour sa carte. stratégie locale.
le trambways (tramway) existe à Cotonou, mais personne ne sait vraiment où il va. j’ai embarqué un jour en pensant qu’il me débarquerait au centre-ville. 40 minutes plus tard, je me retrouve à la périphérie, devant un marché aux poissons qui sent la putréfaction et aux couleurs qui explosent. le conducteur rigole en disant ‘c’est pour le tourisme!’
les taxis-clandestins sont une institution. ils roulent sans licence, avec des sièges qui craquent et des ceintures… comment dire… théoriques. une fois, le conducteur a arrêté le moteur pour ajuster son foulard. j’ai pensé que c’était la fin. il m’a ensuite offert une banane plantain pour ‘me rassurer’. c’est ça, la chaleur humaine.
le métro de Cotonou est une blague. un projet depuis 2010, encore en carton. mais la ville a inventé les ‘motos-taxis’, ces motos avec sidecar qui transportent 6 personnes. j’ai compté 3 stops pour un trajet de 10 minutes. c’est du bricolage, mais ça marche.
les bus locaux sont colorés comme des dominos. un vert avec des étoiles, un jaune rayé de rouge, et un rouge qui clignote plus que les 15 autres. les conducteurs les appellent par leur prénom: ‘ahmed!’ ‘yacouba!’ ‘maman cécile!’. une fois, un bus a eu un accident, et les passagers ont continué à jouer aux cartes. priorité béninois.
le réseau de bus est un labyrinthe. les arrêts n’ont pas de noms, juste des panneaux avec des dessins de coqs ou des poissons. un jour, j’ai demandé à un passager ‘où est-ce qu’on va?’ il a répondu ‘là-bas’ en montrant la horizon. 3 heures de trajet, et je suis arrivé à… Porto-Novo. c’est un hasard?
les horaires de bus? une légende. un tableau au gares annonce des heures, mais les conducteurs suivent une logique solaire. quand le soleil tape, c’est qu’on est à l’heure. une nuit de pluie, un bus a eu 2 heures de retard. un vieillard a grondé le chauffeur: ‘tu es un escargot avec un casque!’
les transports sont un microcosme de la ville. tu y croises des vendeurs de mangues, des musiciens, des étudiants qui révisent leurs examens. un jour, un passager a sorti un piano portable et joué une mélodie pendant 10 minutes. tout le monde a applaudi. c’est ça, Cotonou.
le trambways (tramway) existe à Cotonou, mais personne ne sait vraiment où il va. j’ai embarqué un jour en pensant qu’il me débarquerait au centre-ville. 40 minutes plus tard, je me retrouve à la périphérie, devant un marché aux poissons qui sent la putréfaction et aux couleurs qui explosent. le conducteur rigole en disant ‘c’est pour le tourisme!’
les taxis-clandestins sont une institution. ils roulent sans licence, avec des sièges qui craquent et des ceintures… comment dire… théoriques. une fois, le conducteur a arrêté le moteur pour ajuster son foulard. j’ai pensé que c’était la fin. il m’a ensuite offert une banane plantain pour ‘me rassurer’. c’est ça, la chaleur humaine.
- Café: 300 FCFA (0,45€)
- Coupe de cheveux: 1500 FCFA (2,25€)
- Abonnement gym mensuel: 5000 FCFA (7,50€)
- Sortie décontractée (repas + boisson): 4000 FCFA (6€)
- Taxi de nuit (20 km): 3500 FCFA (5,25€)
la météo à Cotonou est un four à gaz débranché. il fait chaud, puis il pleut des tonneaux, puis le soleil revient. un jour, j’ai eu 3 changements de vêtements en 4 heures. le climat, c’est comme un jeu de dominos: si tu ne tiens pas le rythme, tu perds.
les villes proches? Porto-Novo (la capitale politique), Abomey-Calavi (université et marchés), et Sô-Ava (pêche et lac). Cotonou est le cœur économique, mais les transports y sont aussi un cœur… qui s’emballe.
- Sitarail - Train Cotonou-Porto-Novo
- STC - Transports en commun urbains
- Benin-Info - Actualités transports