Chocs culturels bizarres que j'ai vécus à Jos (et que vous allez probablement subir aussi)
j'avais prévenu mes potes que j'allais à Jos pour un contrat de six mois, et ils m'ont tous sorti un regard bizarre, comme si je partais vivre dans une grotte. Personne n'avait vraiment d'avis concret, sauf un oncle qui a vécu à Plateau State dans les années 90 qui m'a dit 'fais gaffe aux chauves-souris et au froid'. C'est là que j'ai compris que Jos est une ville qui dort sous les radars, loin des clichés de Lagos ou d'Abuja.
Q: Est-ce que Jos est une ville sûre pour les expatriés ?
A: Le taux de criminalité y est plus bas que dans la plupart des grandes villes nigérianes, surtout dans les quartiers résidentiels comme Rayfield. Les patrouilles de police sont régulières, et les habitants sont très vigilants sur la sécurité de leur voisinage.
Q: Quel est le coût moyen d'un loyer à Jos ?
A: Un appartement meublé de deux chambres dans le centre coûte environ 450 000 nairas par an, soit un tiers du prix équivalent à Abuja. Les charges sont souvent incluses, ce qui réduit les dépenses imprévues pour les nouveaux arrivants.
Q: Le marché du travail est-il dynamique à Jos ?
A: L'économie repose principalement sur l'exploitation minière, l'agriculture et le tourisme local, avec peu d'opportunités pour les cadres internationaux. La plupart des expatriés travaillent pour des ONG ou des entreprises minières étrangères implantées depuis longtemps.
Q: Comment survive à Jos si on ne parle ni haoussa ni pidgin ?
A: La plupart des jeunes de moins de 30 ans parlent un anglais basique, mais les interactions avec les vendeurs de rue ou les chauffeurs de taxi restent difficiles. Il est conseillé d'apprendre quelques phrases clés en haoussa dès l'arrivée pour éviter les malentendus quotidiens.
Q: Quels sont les inconvénients cachés de la vie à Jos ?
A: Les coupures d'électricité sont fréquentes, même dans les quartiers aisés, et le réseau internet est instable en dehors des zones commerciales. Les routes secondaires sont souvent en mauvais état, surtout pendant la saison des pluies, ce qui complique les déplacements vers les villages environnants.
Q: Pourquoi Jos est-elle épuisante pour certains nouveaux arrivants ?
A: L'altitude élevée de la ville provoque des variations de température extrêmes entre le jour et la nuit, ce qui fatigue le corps au début. La vie sociale très active, avec des événements presque tous les soirs, finit par user les personnes qui cherchent un rythme plus calme.
alors, le premier truc qui m'a frappé, c'est le froid. genre, je suis arrivé en janvier, j'avais mis un t-shirt léger, et j'ai cru que j'allais geler sur place. un pote local m'a dit un soir, après trois bières : 'mon gars, n'oublie jamais ton pull en laine, même si le soleil brille à midi'. et il avait raison, j'ai chopé une grippe en trois jours parce que je pensais que c'était une blague.
le marché de Terminus, c'est un autre monde. j'y suis allé le premier samedi, je me suis perdu en 10 minutes, y'a des vendeurs de mangues partout, des mecs qui réparent des motos sur le trottoir, des gamins qui te proposent des chewing-gums à tous les coins de rue. un vendeur de maïs grillé m'a prévenu : 'ne montre jamais ton portefeuille ici, même si tu achètes juste un épi'. j'ai suivi le conseil, j'ai jamais eu de problème de pickpocket, même si c'est bondé.
le loyer, alors, c'est une aubaine. j'ai trouvé un studio à Jos North pour 35 000 nairas par mois, avec l'eau et l'électricité incluses. à Abuja, ça coûterait trois fois plus pour un taudis. par contre, le job market est un peu mort si tu n'es pas dans les mines ou l'agri. j'ai cherché un boulot de rédacteur freelance, y'a rien, à part des contrats avec des boîtes de Lagos, ce qui veut dire des appels à 2h du matin.
la sécurité, c'est weird. genre, dans mon quartier, tout le monde se connaît, le voisin te donne des légumes de son jardin, les gamins te disent bonjour même si tu ne les connais pas. mais y'a des zones, comme Bauchi Road, où il ne faut pas traîner après 20h, surtout si tu es seul. un policier m'a dit un jour, en rigolant : 'si tu vois un groupe de jeunes qui jouent au foot, tu es safe, sinon, tu dégages'. j'ai jamais eu de souci, mais je suis toujours resté dans les zones recommandées.
- Les chauffeurs de taxi moto (okada) arrêtent toujours pour laisser passer les chèvres qui traversent la route, même s'ils ont un client pressé.
- Les vendeuses de beignets au bord de la route emballent toujours les commandes dans du papier journal, jamais de plastique.
- Il est courant de voir des familles entières s'asseoir sur le perron de leur maison pour discuter jusqu'à 22h, même en pleine semaine.
- Les boulangeries ferment à 14h, car tout le monde achète son pain pour le déjeuner, pas pour le petit-déjeuner.
- Les mecs qui jouent au football dans les terrains vagues arrêtent toujours le match quand l'appel à la prière retentit, pour reprendre 10 minutes après.
- Les marchands de fruits proposent toujours un échantillon gratuit avant de vendre, sans que tu aies à demander.
- Café filtre dans un stand de rue : 300 nairas
- Coupe de cheveux homme chez un barbier local : 1200 nairas
- Abonnement mensuel de base à une salle de sport : 8000 nairas
- Rendez-vous galant décontracté (dîner + boisson) pour deux : 12000 nairas
- Trajet en taxi moto (okada) pour 5 km : 500 nairas
Le code social à Jos est un mélange de traditions du Nord et d'influences modernes, et il y a des règles que personne ne t'explique, tu dois les deviner. Le contact visuel trop direct avec une personne du sexe opposé est considéré comme impoli, surtout dans les quartiers traditionnels, mieux vaut baisser les yeux légèrement quand tu parles à quelqu'un que tu ne connais pas. La politesse passe par le 'bonjour' systématique avant de poser une question, même au vendeur de rue, sinon tu seras ignoré ou mal reçu.
Il n'y a pas de files d'attente réelles dans les marchés, c'est chacun pour soi, mais si tu laisses passer une personne âgée ou une femme avec un enfant, tout le monde te respectera. Les voisins s'invitent souvent à l'improviste, surtout le dimanche après-midi, et il est impoli de refuser de partager un verre de thé ou un morceau de gâteau si on te l'offre.
La journée, Jos est une ville bruyante, pleine de monde, les motos klaxonnent partout, les marchés sont bondés, les écoliers courent dans les rues pour aller en cours. Le soleil tape fort, même si l'air est frais, et tout le monde semble pressé d'aller quelque part. La nuit, c'est une autre ville : les rues se vident, le froid tombe d'un coup, les seuls bruits sont les appels à la prière, les aboiements de chiens et le bruit des générateurs dans les maisons. Les bars ferment à minuit, contrairement à Lagos où la fête ne s'arrête jamais, et le silence est presque pesant pour quelqu'un qui vient d'une grande métropole.
Les premiers à regretter sont les amateurs de vie nocturne, ceux qui cherchent des clubs ouverts jusqu'à l'aube, des concerts toutes les semaines, ils vont s'ennuyer ferme à Jos où tout ferme tôt. Les seconds sont les personnes qui détestent le froid, ceux qui viennent d'une région tropicale chaude, les variations de température de 15 degrés entre le jour et la nuit vont les rendre malades. Le troisième type, c'est les gens qui ont besoin d'une connexion internet ultra-rapide pour travailler, car le réseau 4G est instable dans la plupart des zones résidentielles, ce qui rend le télétravail impossible certains jours.
Jos est comme une version miniature d'Abuja, mais sans les embouteillages interminables et les prix exorbitants, même si le niveau de vie y est un peu plus bas. Par rapport à Kaduna, la ville est plus calme, plus verte, mais le job market y est moins dynamique pour les personnes qui ne parlent pas haoussa. Comparée à Lagos, c'est le jour et la nuit : pas de stress, pas de bruit constant, mais on perd cette énergie frénétique qui caractérise la capitale économique.
Jos est située sur le plateau de Jos, le point le plus élevé du Nigeria central, avec une altitude moyenne de 1200 mètres. Cette position géographique donne à la ville un climat tropical d'altitude unique, avec des températures moyennes inférieures de 10 degrés à celles des régions environnantes de même latitude.
L'exploitation minière de l'étain a fait de Jos un pôle économique majeur au début du 20e siècle, attirant des milliers de migrants originaires de toute l'Afrique de l'Ouest. Ce passé migratoire a créé un mélange culturel unique dans le Nord nigérian, avec des communautés igbo, yoruba, haoussa et européenne qui cohabitent depuis des décennies.
Jos porte le surnom de 'Cité de la Paix et du Tourisme' au Nigeria, grâce à son climat doux toute l'année et ses sites naturels comme les collines de Shere. La ville compte également de nombreux sites historiques coloniaux, notamment d'anciennes mines de bière et des bâtiments administratifs construits par les Britanniques au début du siècle dernier.
Le gouvernement de l'État du Plateau a investi massivement dans des projets agricoles autour de Jos ces dernières années, faisant de la ville un fournisseur majeur de légumes frais pour le Nord nigérian. Les environs de Jos produisent plus de 60 % des pommes de terre et des carottes consommées à Kaduna, Kano et Abuja chaque année.
Des tensions religieuses au début des années 2000 ont provoqué des violences sporadiques à Jos, mais la ville a maintenu une paix relative depuis 2015. Des initiatives de dialogue interconfessionnel entre communautés chrétiennes et musulmanes ont réduit les conflits de 80 % selon les rapports de la police locale, rendant la ville plus sûre pour les résidents.
Voici un récapitulatif des coûts mensuels moyens pour un célibataire à Jos :
- Loyer (studio meublé) : 35000 nairas
- Nourriture (courses + repas dehors) : 45000 nairas
- Transport (taxi moto + bus) : 10000 nairas
- Loisirs (cinéma, sorties) : 15000 nairas
- Internet + téléphone : 8000 nairas
Répartition détaillée :
| Poste de dépense | Coût (nairas) |
|---|---|
| Loyer | 35000 |
| Nourriture | 45000 |
| Transport | 10000 |
| Loisirs | 15000 |
| Total | 113000 |
Le climat de Jos ressemble à un adolescent capricieux : il peut faire 25 degrés et ensoleillé à midi, puis 12 degrés et brumeux à 18h, sans aucune raison apparente. Le vent souffle presque tout le temps, sec et frais, comme si le plateau voulait te rappeler qu'il est plus haut que tout le reste du pays. La ville est entourée de collines rocheuses, et les villes voisines incluent Bukuru à 10 km au sud, Vom à 25 km à l'ouest, et Bokkos à 45 km au nord-est, toutes accessibles par des routes goudronnées en bon état.
La plus grosse misconception sur Jos est que c'est une ville glaciale toute l'année, alors que le soleil peut être brûlant entre 11h et 16h, avec des températures atteignant 28 degrés. Le froid ne s'installe vraiment que vers 18h, et persiste jusqu'au lever du soleil, mais la journée, on peut parfaitement porter un t-shirt sans avoir froid.
- Page Wikipédia de Jos
- Site officiel du tourisme de l'État du Plateau
- Service de l'immigration nigérian
Carte de Jos :
Images de Jos :
You might also be interested in:
- Die Beste Areas in Kaapstad vir Voortydskrywers
- Jiang on the Lush Shores of Phi Phi: A Botanist's Jungle Journals
- changing light in tamanrasset
- Turkmenabat on a Budget Student's Terms: Desert Heat and Dollar Store Dreams
- Fako Fashion - Bandana - Hoofddoek - Mondbescherming - Zakdoek - Boerenzakdoek - Sjaal - Paisley - Rood (EAN: 8720168129161)